Laos : Luang Prabang (suite et fin)

Luang Prabang : les alentours

La ville est un  incontournable d’une visite au Laos, mais ses alentours valent également un voyage.

Luang Prabag est entourées de montagne et de forêts, le Mékong traverse la ville et la petite rivière  Nag Kan petit affluent du Mékong serpente elle aussi dans Luang Prabang

Nous avons pris le scooter pour nous rendre à 30 kilomètres  de là, afin de revisiter les cascades de Kuang Si qui  sont un lieu à ne pas manquer. Sur plusieurs étages l’eau coule sur les roches karstiques pour former des réservoirs d’eau turquoise où l’on peut se baigner.

Avant d’accéder à ces cascades on passe dans un centre de préservation d’ours à collerette.

Au retour nous nous sommes arrêtés dans un petit village Hmong, où bien entendu les petites filles vendaient leurs productions de trousses, bracelets, etc.

Un autre site à privilégier est une excursion sur le Mékong avec visite des grottes  Pak Ou. Il s’agit de grottes situées dans une falaise en aplomb du Mékong. Elles sont devenues sacrées malgré elles au fils du temps car  des centaines de statues de bouddhas y sont exposés. Elles on été apportées à la fin du 19 ème siècle afin d’échapper aux pilleurs chinois.

Les berges du Mékong grouillent de vie, on croise les enfants qui se baignent, les dames qui lavent leur linge ; les pécheurs les agriculteurs, les buffles, les vaches et même des éléphants que nous avons vus de loin.

Les tisserandes du village de Non Phnanom  sont réputées pour leurs tissages en soie et coton, le roi du Laos, s’approvisionnait dans ce bourg où perdure cette activité de tissage.

Notre séjour se termine au Laos, où jamais  nous aurions pensé  retourner.

Nous y étions en 2009, et en 2024 nous reconnaissons à peine la ville tant elle a changé, sauf bien entendu le quartier colonial, bien que les bords du Mékong soient envahis de restaurant alors qu’autrefois on y voyait les Lao jouer à la pétanque, héritage des Français.

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Laos : Luang Prabang

Nous quittons la Thaïlande pour quelques jours pour passer au Laos.

Tout simplement pour ne pas  proroger notre visa qui n’est valable que 29 jours consécutifs, alors que nous avons prévu 45 jours dans le pays

Du coup il suffit de sortir du pays quelques jours et de renter à nouveau et on repart pour 29 jours. Et en c e qui nous concerne, dans 29 jours nous serons en Corée.

Nous traversons donc le Mékong par le pont de l’amitié, inauguré en 1994, et financé en partie par les australiens.

Arrivés au Laos, on rempli les documents à l’immigration  c’est vraiment très artisanal, mais ça occupe de nombreux fonctionnaires de la république DEMOCRATIQUE populaire du Laos, c’est un euphémisme.

Puis on prend un tuk tuk qui nous emmène à la gare de Vientiane.

Cette ligne TGV a été terminée en 2021, et gérée par les chinois. Ce train va jusqu’à Boden  à la frontière  chinoise, et prévu d’aller jusqu’à Kunming en 2026.

La gare est  à l’échelle chinoise, immense, le quai  également immense.

Mais hélas tout est écrit soit en chinois soit en Lao…………c’est pratique pour s’y retrouver.

Mais le confort est correct, une jolie hôtesse passe régulièrement  pour proposer à manger (payant bien entendu)

Le paysage est magnifique tout au long du voyage, mais sur la fin nous traversons de nombreux tunnels.

En 2h nous étions à Luang Prabang, ancienne capitale du Laos. Depuis 1975 Vientiane est la capitale.

Nous prenons un mini van pour nous conduire à l’hôtel et là c’est la surprise !!!!!!

Nous avons réservé 3 nuits au Shuya hôtel resort, sur booking.

Seulement il n’était pas mentionné  que c’était un hôtel chinois, géré par des chinois qui ne parlent pas UN  mot d’anglais ni de Lao, ce qui est un comble d’ailleurs.

On arrive quand même grâce au traducteur google à obtenir notre chambre.

Depuis le début de notre voyage  nous n’avons que des hôtels corrects et parfois même de très bons hôtels , mais là c’est le pompon.

La chambre est petite environ 15 mètres carrés avec la salle de bains au lieu de 22 mètre carrés annoncés sur Booking.

Le personnel dort sur le canapé du lobby, c’est sale, sauf nos draps et serviettes qui sont propres et heureusement.

Nous changerons d’’hôtel, et en avons trouvé dans le vieux Luang Prabang, une petite maison coloniale au calme, est TRES propre avec un accueil chaleureux.

On s’organise et partons quand même revisité la ville que nous avions découverte lors de notre premier voyage au Laos en 2009.

Et la c’est le choc, on suppose que 75% des touristes sont chinois avec tout ce que cela comporte en terme  de savoir vivre…………On n’en dira pas plus.

QUEL changement !!!!!!

Au marché du matin  surpeuplé de locaux et de touristes on a peine à passer dans les allées.

Ce qui est positif c’est que les marchands sont bien  achalandés, rien voir avec 2009, où l’on trouvait des chiens, chauve souris, rats sur les étals. Maintenant c’est bœuf, porc, poulet, poissons et beaucoup de légumes.

Luang Prabang est inscrite au patrimoine de l’UNESCO mais pourrait bien être rayée de la liste à cause de ce surtourime et du non respect des règles édictées par l’UNESCO.

Les Chinois semblent avoir fait main basse sur ce pays et on pourrait se questionner  sur la destination de l’argent fourni par L’UNESCO.

Cette ville par ailleurs est un incontournable  d’une visite au Laos, pour son patrimoine religieux et civil

On dénombre pas moins de 30 temples bouddhistes et plus de 600 moines.. Ces temples occupent un tiers de la superficie de la ville qui est un haut lieu du bouddhisme en Asie. La population  est très fervente et pratiquante

Le Laos a été  sous protectorat Français jusqu’en 1954, du coup on rencontre encore des personnes âgées qui parlent le Français et beaucoup de bâtiments publics, tels  l’institut Français, la chambre d’agriculture électricité Laotienne, les services de santé etc….

Lors d’une visite dans le temple Sensoukharam nous avons rencontré des laotiennes qui préparaient une cérémonie pour le lendemain. Il s’avère que l’un d’elle était allée à l’école française et nous a abordés.

Elle nous a invités  pour le lendemain, à l’ordination de deux moines. Ravis de cette invitation, nous étions au temple  le lendemain dès 10 heures comme convenu.

Nous avons passé la matinée  à  observer ces ordinations et puis nous avons déjeuné avec les gens.

Nous garderons le souvenir que beaucoup d’argent  est offert aux moines ainsi que de cadeaux.

On peut être moine pendant un certain temps puis quitter la religion et retourner plus tard. En général, on ne prononce pas ses vœux pour le reste de sa vie.

Les enfants moines, issus très souvent de familles modestes, sont très nombreux profitent d’une bonne instruction, et sont nourris et logés. Par ailleurs, et il est  de bon ton d’envoyer son gosse au temple pour y être moines pendant quelques mois

Le couple qui organisait cette cérémonie est pieu bien sur mais également riche, car outre le repas offert à tous les  croyants, la dame distribuait des petits billets à tout le monde, dont nous faisions partie.

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Thailande : Dong Kai

Après trois jours festifs à Udon Thani , nous partons pour  Dong Kaï, à 50 kilomètres d’Udon Thani. Nous allons là bas car nous passerons la frontière pour le Laos par le pont de l’amitié  qui traverse le Mékong et  arrive à Vientiane (capitale du Laos).

Le pont de l’amitié a été inauguré en avril 1994, financé en partie  par les Australiens.

Du coup nous avons réservé 3 nuits à Dong Kai afin de continuer à visiter l’Isan.

Nous arrivons le jour du nouvel an chinois, et bien sur tout est fermé et pourtant on veut louer un scooter. La propriétaire de notre hôtel s’occupe donc gentiment de joindre un loueur, qui en soirée est venu nous apporter le scooter en question pour le lendemain. Quand on dit qu’en Asie «  rien est impossible »  c’est tout à fait juste. Pour l’avoir vérifié moult fois.

En ce nouvel an chinois, le marché du samedi à Dong Kai a quand même lieu et c’est tant mieux pour nous. Ce marché se déroule sur la Sisowath Quay, c’est à dire la  longue jetée au bord du Mékong.

Il a lieu tous les samedis, les marchands de nourriture y sont très nombreux. On choisi ce que l’on a envie de manger et on s’installe dans des endroits dédiés pour ça. Pour ce soir nous avons pris des brochettes de porc  bien préparées et …………des frites, aussi bonnes qu’en Belgique, c’est vrai ; et des mini ananas à tomber par terre.

Une piste  avec orchestre permet aux gens danser. Et pour les pieds et la nuque douloureux, des masseuses sont installées sur le quai, c’est très sympathique.

Avec notre scooter nous découvrons  la région, c’est très rural, les vaches paissent dans les champs, les gens sont au travail, mais avec beaucoup plus d’engins à moteur qu’en Indonésie.

Les temples sont très nombreux aussi, mais nous nous sommes contentés  des plus importants.

Un parc très intéressant et curieux, est le Bhan Pa Kho. Il s’agit d’un parc ou une multitude de statues géantes sont exposées. Le sculpteur Lao né en 1937 s’est exilé à la révolution Laotienne de 1975, il a acheté un terrain à Dong Kay et pendant 20 ans il a construit ces statues mystiques, Bouddhistes et Hindouistes. Elles sont en béton.

Pour les amateurs de rhum d’excellence, nous avons visité une petite distillerie de rhum, qui ne produit que 12500 bouteilles par an  l’ISSAN RUM.

Au détour d’une balade, nous nous sommes arrêtés à un temple bouddhiste en bordure du Mékong, et ô surprise de nombreux Thaïs viennent ici pour déposer des offrandes au milieu du fleuve où se trouve un rocher sacré, actuellement visible car le Mékong est très bas .Ils peuvent également jeter les cendres de leur défunt à cet endroit Pour 200 baths ( 5 euros)  on les emmène autour de ce rocher sacré et ils  jettent des fleurs et les cendres.

Nous avons visité une école de sériculture, offerte par la reine Serikit (épouse du défunt roi)

Les jeunes apprennent la culture du murier,  l’exploitation des mûres, du ver à soie et le tissage de la soie.

La campagne dans cette région est aussi jolie que vers Udon Thani, et ici les rizières sont vertes, ce qui donne un aspect beaucoup plus photogénique.

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