Kuala Lumpur 2026

Ce fut assez simple de quitter l’île de Pangkor, un taxi rose de notre hôtel jusqu’à l’embarcadère, puis 30 minutes de traversée, et un bus pour  Kuala Lumpur.

Le bus est confortable, comme toujours en Malaisie, mais aujourd’hui le  chauffeur est complètement fou, il conduit d’une main, appuyé sur la vitre, et il regarde un film sur son smartphone. On le voit bien car nous sommes sur les sièges avant.

On lui a pourtant demander de faire attention, mais il n’en a rien à faire.

Bref nous arrivons sains et saufs à Kuala Lumpur.

Nous visiterons cette ville pour la troisième fois.

Kuala Lumpur est intéressante pour sa diversité culturelle.

Nous visiterons des temples chinois, Hindous, bouddhistes, des mosquées, églises ….

Même si seulement 3% de la population est catholique.

On apprend ici  que tout le monde se respecte, mais selon les ethnies, chacun reste dans son clan, le partage des cultures est plutôt exceptionnelles.

Kuala Lumpur est l’une des rares métropoles au monde à avoir conservé des poches de forêt primaire en plein centre ville. C’est un véritable contraste entre les gratte ciel en verre et la jungle dense.  Les chemin de randonnée sont bien aménagés et des passerelles suspendues permettent de  se promener à la cime des arbres.

Nous aurons  pu observer des singes (Langurs argentés de Selangor et des macaques). Nous n’aurons pas eu la chance de voir des écureuils géants.

Evidemment  la visite  des tours jumelles Petronas  de 451,9 mètres reste incontournable. Elles  ont été, de 1998 à 2004 les plus hautes du monde.

Un  spectacle d’eau  à lieu plusieurs fois par soirée au pied des tours, ce qui donne un aspect féerique du lieu.

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Pangkor 2026

Il nous a fallu une journée de voyage pour aller de Tanah Rata à Pangkor. Un premier bus de Tanah Rata à Ipoh (deuxième ville de Malaisie) puis changement de bus pour Lumut où nous dormirons une nuit avant d’embarquer pour Pangkor.

Lumut n’a aucun intérêt touristique ; c’est une ville de pêcheurs et la base navale de la marine royale  Malaisienne, ainsi que le plus grand  constructeur  naval de Malaisie.

Dès le lendemain matin nous avons donc pris le bateau pour Pangkor. La traversé est courte, 45 minutes de navigation et nous étions sur l’île.

Pangkor est une île très fréquentée par les Malaisiens, d’une part pour sa proximité de Kuala Lumpur, et d’autre part  parce qu’elle est également en zone détaxée.

Nous n’avions pas regardé quelles étaient les dates du ramadan et du coup nous  sommes en plein  dedans.

De très nombreux hôtels et restaurants sont fermés. Heureusement que la Malaisie est multiculturelle  ainsi ça permet  de trouver à manger dans la journée.

La Malaisie est  constituée de 60% de Malais, de 25% de Chinois et 10% d’Indiens.

 Les Malais sont musulmans, les Chinois bouddhistes, taoïstes ou  pratiquent une forme de confucianisme, et les indiens sont Hindouistes.

Les Chrétiens sont extrêmement rares, surtout à Pangkor.

La langue officielle est le Malais, mais l’anglais est pratiqué  partout,  héritage de la colonisation Britannique. Le mandarin , le tamoul ou des dialectes sont parlés par les Indiens.

Les petits Malaisiens apprennent l’anglais tout au long de leur scolarité  et souvent le mandarin dans  les  écoles publiques. Ils sont donc systématiquement bilingues voire trilingues.

Cette île est très belle, pratiquement  toute ourlée de plages immenses et désertes.

Pangkor est un île de pêcheurs, la spécialité est la pêche de l’anchois. Ce petit poisson est très utilisé dans la cuisine malaise. Les anchois sont vendus séchés partout, absolument partout.

il n’ y  a pas de culture ni d’élevage sur cette ile qui est montagneuse. Seule la jungle est omniprésente ; les paysages sont magnifiques.

Les macaques y sont nombreux et il faut être très vigilant, car ils ont vite fait de dévaliser des gens qui viennent pique niquer sur la plage.

Nombreux oiseaux sont présent sur l’île mais celui qui attire le plus l’attention est le calao. Ce bel oiseau est l’emblème de l’île de Pangkor.

Nous avons évidemment loué un scooter pour visiter l’île qui fait 21 km2.

Une seule route en fait presque le tour, c’est très montagnes russes, heureusement la circulation est faible, d’ailleurs  la route du sud est fermée aux autos car la route s’est effondrée à un endroit, du coup seuls les scooters peuvent passer, un vrai bonheur de se balader entre jungle et mer. 

Sinon pour se déplacer, il existe des taxis. Ce sont des fourgonnettes roses bonbon qui sillonnent l’île.

Nous avons visité un temple indien, deux temples chinois et une très belle mosquée construite sur pilotis. Chacun a le choix de pratiquer sa religion.

La Malaisie est reconnue pour être très ouverte  culturellement bien que nous voyons  beaucoup d’indiens dans les métiers  plutôt ingrats .

Pangkor n’a d’intérêt touristique que ses paysages et la mer d’Andaman turquoise  très chaude. Pour les sportifs il est possibles de faire quelques treks dans la jungle, mais il fait chaud et c’est très pentu.

Le seul vestige architectural est un fort Hollandais du 17ème siècle. A  l’époque ou le commerce de l’étain était une ressource précieuse. Le Perak  où ce situe Pangkor était l’un des plus gros producteurs mondiaux. Ce fort servait à surveiller  le détroit et se protéger des attaques.

C’est au 18ème siècle que les Britanniques investissent la Malaisie.  

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Tanah Rata 2026

Nous quittons Penang et sa belle ville de Georges Town.

Nous  prenons un bus pour les Cameron Highlands à 250 kilomètres environ mais nous mettrons 6  heures pour faire la route. Heureusement que le bus est confortable (d’ailleurs tous les bus de Malaisie sont très confortables, et les sièges sont très larges).

Pourquoi Cameron Highlands Lands ? Parce que cette région montagneuse  doit son nom  à l’explorateur William Cameron qui la cartographia  en 1885. Puis elle se développa pendant la période coloniale Britannique . La Malaisie est  indépendante depuis1957.

Reprenons notre route….Le paysage est monotone en début de voyage, nous sommes sur l’autoroute et de chaque coté  ce ne sont que des plantations de palmiers à huile. La Malaisie est l’un des plus gros producteurs de cette huile  en Asie du sud est.

Puis quand nous commençons  la route de montagne, le paysage devient absolument magnifique . La route très étroite est bordée par la forêt très dense et en fin de voyage nous verrons déjà les plantations de thé. Un vrai régal.

Nous arrivons donc à Tanah Rata, petite ville  sans aucun cachet, mais pourvue d’hôtels de restaurants et de tours opérateurs.

Tanah rata  se situe à 1440 mètres d’altitude, la température varie entre 20 degrés mais jamais plus de 30 degrés; et il y pleut très souvent.

Cette région est propice à la culture du thé, et la culture intensive de la fraise (nous en avons acheté), et nous ne les avons pas trouvées très sucrées. Il faut dire qu’elles sont cultivées verticalement  dans des immenses serres.

Les Chinois en raffolent et provoquent des bouchons extraordinaires sur la route pour  venir cueillir des fraises.

Nous avons visité  deux grandes exploitations  de thé. Cameron Valley et BOH.

Boh exploite  1200 hectares de théiers, emploie environ 850 employés, essentiellement des Indiens.

Nous avons pris un taxi pour aller dans les exploitations; il était possible de louer des scooters, mais la météo nous en a dissuadé ainsi que le trafic routier, tant il est dense.

Les paysages sont absolument époustouflants,  les théiers, les arbres , les fougères arborescentes ; les hortensias , bref tout est réuni pour que nos yeux pétillent.

Cette région  montagneuse est s évidemment propice aux randonnées en montagne, elles sont toutes très bien  cartographiées. Elles vont de la courte promenade au trek  difficile.

Nous nous  sommes abstenus cette  fois, car la météo pluvieuse et voir  les chaussures boueuses des gens de notre hôtel nous ont fait peur. Du coup,  nous avons  privilégié les balades autour de la ville.

Cette escapade de trois jours fut très sympa, mais on a hâte de retrouver la mer et la chaleur.

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